Nouvelles' pièces.                133
lui manquaient ', et à sa majorité il lui fallut revendiquer en justice l'héritage paternel et plaider contre sa mère2.
Un biographe de son père, Grimarest, la connut en 1705 ; elle avait alors quarante ans et demeurait rue du Petit-Lion près Saint-Sulpice ; il en parlé en ces termes : « Mlle Po­quelin fait connaître par l'arrangement de sa conduite et par l'agrément de sa conversation qu'elle, a moins hérité des biens de son père que de ses bonnes qualités '. »
La même année, au mois d'août, la fille de Molière se maria en l'église Saint-Sulpice, sa paroisse, avec Claude de Rachel, sieur de
1.   Dans la Fameuse Comèàienne, la fausse M'lp Molière dit au président Lescot, qui veut lui offrir un cadeau, * qu'elle vouloit bien prendre un préfent de luy pourveu que -ce ne fuft que d'une fort petite conféquence, qu'elle ne vouloit qu'un collier pour fa fille qui estoit en religion t, c'est-à-dire au couvent. La Fameuse Comè­àienne, etc., édition Jules Bonnassies, p. 48.
2.   Eud. Soulie : Recherches sur Malière, p. 304, 305.
3.   Id., ib., p. 106.